Cinema et santé mentale

Articles étiquettés ‘Christopher Nolan’

Le Joker de Batman et la santé mentale au cinéma

19 août 2009 · Laisser un commentaire

Joker-Darknight

La représentation de la maladie mentale dans les films continue apparemment à faire débat. Tout récemment sorti, un rapport du psychiatre britannique Peter Byrne, relance les discussions. Selon le rapport de Byrne, le malade mental continue a être présenté, comme au temps du cinéma muet, soit comme un démon soit comme un simple d’esprit, sans aucune nuance intermédiaire. Il argumente notamment sur le dernier Batman,  dont le joker, joué par Heath Ledger (Photo), donne une image clownesque de la schizophrénie. Le docteur Byrne soutient actuellement une campagne menée en Grande-Bretagne “Time to Change” qui se bat contre la discrimination envers les malades mentaux.

Pour en savoir plus (C’est en anglais) :

BIG SCREEN MENTAL HEALTH STEREOTYPES \’CRUELLER THAN EVER\’

Heath Ledger’s Joker \’exacerbates stereotypes about mental health\’

Batman takes a bashing over its portrayal of the mentally ill

La campagne \”Time to change\”

Catégories : Articles de presse · Films
Tagué : , , , , ,

Alzheimer au Cinema

4 avril 2009 · 3 commentaires

Les circonstances de la vie ou les actualités font qu’à un moment donné  le cinéma vous rappelle qu’il s’est intéressé à tel ou tel sujet de société et a tenté d’en transmettre les émotions.

iris

L’Alzheimer, maladie cruelle tant dans son pronostic  d’incurabilité que dans les mystères controversés de ses origines, a fait l’objet, ces dernières années, de diverses tentatives de représentation allant du récit biographique (Iris) au polar (De Zaak Alzheimer’s , Cortex) en passant par une approche plus intime (Away from her).

Le premier film qui  m’a marqué fut IRIS, en 2001, réalisé par Richard Eyre avec Judy Dench, Jim Broadbent et Kate Winslet.

Je ne connaissais pas du tout la romancière anglaise Iris Murdoch ni son oeuvre, ni qu’elle mourut de l’Alzheimer à 79 ans avant de découvrir ce film.  Le film , usant d’allers et de retours,  entre la jeune femme, créative, indépendante et novatrice, intellectuelle de haut vol,  et la femme d’âge mur, auteur reconnu,   saisissant parfaitement la détérioration mentale vers laquelle elle s’achemine inexorablement est un touchant portrait de la lutte d’une femme (et d’un couple) contre la maladie.

Cet extrait en est une illustration :

La BA Internationale Bande-annonce internationale

Plus récemment, le film de Sarah Polley en 2006, AWAY FROM HER

away-from-her2

avec Julie Christie, mettant en scène l’histoire d’un couple (Comme pour IRIS)  affrontant la maladie et tentant de s’adapter aux bouleversements qui s’en suivent, me ramenait à des choix essentiels, et à l’acceptation :

Dans ces deux films (nord-américains) cependant, on peut percevoir comme une vision un peu altérée, si ce n’est élitiste de la représentation de la maladie et de son environnement; Ils réunissent des personnes  venant de milieux privilégiés, avec des parents, des conjoints plutôt compatissants, comprenant la maladie, ayant tout au moins un un accès intellectuel vers elle. Une vision assez cinématographiquement idéale  au final.

Le cinéma européen à travers deux autres  films porte un regard un peu plus plus décalé sur cette maladie.  La maladie existe mais n’est pas une fin en soi;  Le malade, l’individu, sa personnalité, reste jusqu’à la fin prépondérente, s’illustrant non plus en tant que personne malade mais en tant que personne continuant à agir, doutant, prenant parti  dans la solitude de sa maladie… ;  le contexte dramatique de l’action choisie dans ces deux films est l’univers du polar, à travers ce film belge (2003) de Erik Van Looy,  De Zaak Alzheimer ou Cortex de Nicolas Boukhrief (2008)

Ces deux derniers films arpentent évidemment le même thème… la mémoire et la perte de cette mémoire. Ils la replace, contrairement aux deux autres films nord-américains, dans un contexte plus basique, plus tribal,  plus violent et désespéré parfois… La lutte organique et éternellle  contre le Mal(adie), moteur fondamental et fédérateur de toute société humaine.  La maladie sort du noyau clos des proches et se frotte à la société, non plus comme une plaie mais comme une anomalie  sacrée ayant sa place, et nous permettant de continuer à voir… Prisme ? Grââl ? A chacun son analyse.

De Zaak Alzheimer : De Zaak Alzheimer

La BA internationale :

Dans le même ordre d’idée, Cortex amène André Dussolier à lutter et à probablement trouver un sens à sa maladie en affrontant de l’intérieur d’une maison de soins un tueur en série.

La MEMOIRE est un thème qui a fait les beaux jours du cinéma, depuis Rosebud dans Citizen Kane,  jusqu’à Memento de Chris Nolan. Et il y en a bien d’autres…

En attendant, en souvenir de ces deux films :

Catégories : Films
Tagué : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,