
Vu hier au cinéma, le film de Phlippe Godeau qui relate la cure de désintoxication alcoolique d’un homme.
Bande-annonce :
Le scénario est tiré du témoignage personnel du journaliste et directeur d’agence de presse français (CAPA) Herve Chabalier confronté pendant des années à ce problème d’alcool et à la désintox : Chabalier au sujet du film
Le film d’1h47 nous implique directement dans la cure de 5 semaines que le héro s’apprête à suivre. On y chemine et y arrive avec lui, on la partage, on la vit à travers la vie d’un groupe de femmes et d’hommes, tous arrivés là avec le même but.. arrêter de boire.
Je crois que ce film parlera aux initiés, aux impliqués, qu’ils soient soignants ou patients.
Le scénario, tout en focalisant sur le vécu, le ressenti de l’individu leader (du “héro”) laisse aussi la place à d’autres types de personnalités connexes, de “caractères” typés : la bipolaire super-énervante, le dépressif majeur et mutique, la femme-enfant tentatrice et limite etc… autant de caractères non innocents qui jallonneront la quête, le chemin vers la rédemption du personnage principal, interprété par François Cluzet.
Un bémol cependant : parce que j’habite Charleroi, Belgium, et que je reste pragmatique, parfois trop pragmatique.
La souffrance ressentie est la même pour tous, certes. Mais ce film met en avant des gens plutôt nantis, qui peuvent s’offrir une cure dans un paysage magnifique (fait de lacs et de montagnes), une bicoque joliment gentelman-farmer, et ont aussi une capacité à acquérir un regard critique sur eux-mêmes. On peut donc se poser la question de l’influence de la situation sociale et éducative sur la réussite d’une telle cure ?
Parallèlement, le personnel soignant, gérant et intervenant dans la vie de la clinique est lui-même dépeint comme anciens sujets enclin à la toxicomanie ! .BON… peut être que c’est parfois le cas… mais.. je pense que là, il y a une petite entourloupe scénaristique facilement bien arrangeante. Ca équilibre avec le côté “patient-idéal”..
Celà dit, ce film a très bien capté dans l’ensemble (il me semble) les différentes étapes par lesquelles passent tous ces patients. Je laisserai juge et opinion, ceux qui les cottoient vraiment et quotidiennement.



