Voici un documentaire très récemment découvert et qui remet sur la table le débat sur la prise en charge thérapeutique de l’autisme infantile par la psychanalyse.
Sophie Robert dresse un portrait sans concession et à charge sur la suprématie qu’à la psychanalyse dans la prise en charge en France de cette maladie, et nous livre 52 minutes d’interviews de différents psychanalystes français (le plus célèbre étant Widlocher http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Widl%C3%B6cher ) exprimant leurs théories (freudienne, lacanienne, winnicottienne) sur le sujet. En arrière-plan et faisant référence à la réalité, l’expérience de deux familles ayant opté pour des parcours thérapeutiques complètement différents pour traiter leur enfant diagnostiqué autiste… PECS , TEACH , ABA pratiqués dans divers pays occidentaux depuis une trentaine d’années et ayant aussi fait leur preuve.
La diffusion de ce film documentaire vient d’être interdit par la justice française… voir Science et Avenir de ce mois.
On peut se demander pourquoi tant de susceptibilité alors que des images bien plus morbides et éthiquement discutables nous assaillent tous les jours dans les médias du 20H00 ? Bref la justice semble encore avoir besoin d’une consultation ophtalmo approfondie… le documentaire est néanmoins encore visible sur You Tube à cette adresse :
J’en dirais que Sophie Robert a choisi son point de vue et l’expose – ce qui est tout à fait légitime et l’essence même de tout documentariste – mais pourquoi n’a t-elle pas interviewé d’autres experts (thérapeutes comportementalistes, neurobiologistes, psychologues, thérapeutes systémiques etc…) pour appuyer son propos ? Son docu est totalement à charge de la psychanalyse et elle assène, des propos peut-êtres glânés à la va-vite mais qui une fois choisis, font peur, comme quand on entend à 33’30 du documentaire la psychanalyste Jacqueline Schaeffer dire – je la cite dans la video – « L’inceste paternel, ça ne fait pas tellement de dégâts, ça rend des filles un peu débiles… mais l’inceste maternel, ça fait de la psychose, c’est à dire de la folie… (se référant à la relation mère-enfant in utero)» (Heuuuu… pouvez répéter ? Elle a vraiment dit cela ?)
OUCH !
Je me suis prise à vouloir mettre ce documentaire en avant sur ce blog parce que je pense que l’autisme est un des handicaps les plus compliqué à comprendre et à traiter… La psychanalyse française en a fait une psychose à 95% attribuable à la relation incestueuse mère-enfant et aux relations conflictuelles dans le couple… les neuro-psychiatres dans une grande part du monde le voient comme un « trouble envahissant du développement » et requérant une prise en charge pluri-disciplinaire alliant le biologique au social, l’éducatif au psychologique… Les structures manquent encore énormément (peut-être moins en Belgique qu’en France), mais en aucun cas les autistes n’ont leur place en hôpital psychiatrique donc…
C’est probablement l’appel qu’a voulu lancer Sophie Robert dans son documentaire un peu trop univox mais néanmoins interpellant…
Et je n’ai toujours pas vu un seul épisode des « Sopranos… (esprit rebelle ?) Mais « In Treatment / En Analyse » je recommande vivement ! Un extrait… (même si j’en ai déjà parlé avant)
Le cinéma est-il devenu particulièrement dépressif ces derniers mois ? Black Swan, Melancholia, It’s a Kind of a Funny Story (que j’ai bien envie de découvrir) bref…
Un article publié sur Cafe Babel Point Com… que voici :
Années 30s : Shirley Temple incarne la petite fille parfaite qui ravit les foules et rassure les familles dans le monde entier… Années 40s, Mickey Rooney et Judy Garland, comédiens adolescents, moulés à Hollywood, nous allège des blessures de l’après-guerre,
Années 2000s… Jake Gyllenhaal incarne un ado schizophrène dialogant avec un lapin fluo dans Donnie Darko… Fluo ?
Oups… Comment en est on arrivé là ? Voyons cela… (mais à la louche, ceci n’est pas une liste exhaustive comme on dit…)
Les années 50s amenèrent à considérer les adolescents autrement que comme un public passif, consommateur de chansons, de danses, de pop-corn et de bons sentiments…
Un des premiers cinéastes qui s’intéressa à montrer la déprime adolescente et leur mal être fut Elia Kazan en 1955 avec East of Eden – (A l’est d’Eden), film qui sanctifia James Dean comme figure de proue de l’adolescence “rebelle et névrosée”… et en fit aussi, bien malgré lui, un produit de marketing qui perdure… au-delà de son réel talent d’acteur…
Le pendant féminin de James Dean, Elia Kazan le retrouva quelques années plus tard avec Nathalie Wood en 1961 dans Splendor in the Grass (La fièvre dans le sang)… Jeune femme post-ado enfermée pour avoir voulu poursuivre une idylle désapprouvée par ses parents…
En 1959, Mankiewicz avait aussi signé Soudain l\’été dernier avec Elizabeth Taylor, Montgomery Cliff et Katharine Hepburn (adapté par T. Williams et al.) et qui conte la décompensation post-traumatique d’une jeune fille (Taylor) ayant assisté au meurtre du cousin homosexuel dont elle était éprise
Il est a noter que dans les derniers films précités, l’âge de ces jeunes gens oscille volontairement entre la fin de l’adolescence et l’âge adulte, aucune claire distinction n’était ostenciblement visible (physiquement ou dans le phrasé adulte) , comme si le moment de “l’adolescence” n’était pas encore, à l’époque de la création et de la sortie de ces films, complètement dissocié et accepté par la société.
Il a fallut attendre les années 70 et 80 et suivantes pour que le cinéma s’intéresse réellement et de plus près aux maux et pathologies mentales touchant les adolescents… et les affiche plus visiblement, plus violemment.
Robert Redford choisit ainsi de mettre en scène la profonde dépression et les tentatives de suicide d’un adolescent dans Ordinary People (Des gens comme les autres) en 1980.
Peter Jackson (bien avant de devenir le “Maître de l’Anneau”) fait de l’épopée névrotique et matricide de deux jeunes filles le sujet de son film dans Heavenly Creatures (Créatures Célestes) en 1995 :
Richard Kelly en 2001 avec Donnie Darko nous projette dans l’univers d’un jeune homme schizophrène
En 2000, Sofia Coppola dans : Virgin Suicide donne un autre coup de pied dans les valeurs de la famille américaine idéale à travers le suicide collectif de cinq soeurs
En 1996, Alain Berliner se risque à aborder une période transitoire : le mal-être enfant/pré-ado quant à son appartenance sexuelle dans Ma vie en rose
Le film dépeint les relations entre Jung et Freud à travers
le cas d’une des patientes de Jung, Sabina Spielrein interprétée par Keira Knightley, qui fut aussi sa maîtresse et ensuite devint elle-même psychanalyste.
In extremis, je vous signale la diffusion sur Arte ce soir, vendredi 7 mai à 22h55, d’un documentaire de Ilan Klipper sur l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne à Paris.
PS : Comme beaucoup, je vais le découvrir ce soir…
WARNING++++++++++SPOILERS = REVELATIONS SUR LE FILM
J’ai préféré afficher cet avertissement en début d’article car sinon, comment parler ICI de ce formidable film sans en déflorer quelques passages des plus importants ? Voilà qui est fait. Donc NE LISEZ PAS SI VOUS NE L’AVEZ PAS VU ! (C’était mon dernier avertissement)
Tout d’abord, ceci n’est PAS une critique ciné… et encore moins une critique de l’œuvre Scorsésienne ; je connais assez les afficionados irréductibles du Maestro et leurs thèses doctrales pour ne pas me risquer à m’y confronter; je suis juste une admiratrice modestement éclairée par un des thèmes préférés du cinéaste : L’ILLUSION DE LA REALITE.
Pour rappel de l’intrigue (si besoin) ; USA, mileu des années 50s, deux marshalls sont envoyés sur l’île de Shutter Island, transformée en hôpital psychiatrique de haute sécurité pour malades mentaux dangereux afin d’y rechercher un femme triple-infanticide s’en étant échappée mystérieusement.
Bande-annonce (en français)
Je suis allée voir le film après avoir lu, voici environ deux ans, le roman de Lehane ; j’étais donc « libérée » de la nécessité de suivre le déroulement de l’histoire, pour me consacrer principalement à la version imaginée par Scorsese.
Bien qu’il s’en défende en interview, Scorsese nous plonge délibérément à cent pour cent dans un monde psychanalysé à travers son script (très fidèle au roman de Lehane) sa mise en scène (volontairement pesante par moment) , ses choix artistiques (décor, effets spéciaux, musique martelante et difficile à supporter pour certains – une référence aux migraines du héro ?), sa direction d’acteur (il dissèque son héro sadiquement), son rythme (que certains trouveront peut-être trop lent) et ses hommages à des cinéastes comme Hitchcock ou Litvak, déjà eux-mêmes assez attirés par les problèmes mentaux de leurs héros et héroïnes.
En effet, tout dans ce film est volontairement fait pour déstabiliser et faire douter le spectateur, qui devient très vite, une sorte de double du héro dont on suit l’éprouvante (en)quête tant dans l’enceinte de l’hôpital psychiatrique que dans sa propre prison intérieure. Très vite le héro, et donc le spectateur, se mettent à douter de l’apparence de tout ce qu’ils sont amenés à voir et à rencontrer : l’évasion impossible de la patiente Rachel Solando, la sincérité des témoignages des soignants et des autres patients, le mystérieux patient 67 dont tous nient l’existence, les supposées expériences néonazies menées dans le phare, la conspiration anti-communiste … Tout cela semble à la fois plausible… et tout de même « un peu gros à avaler » pour le héro et le spectateur. Mais c’est le but !
Tout est trop « GROS » dans Shutter Island, les invraisemblances qui se révèlent au fil du récit, l’architecture carcérale et labyrinthique dans laquelle va errer le héro, ses dérapages soudain dans la solitude et la découverte de « l’île » incarnée par la femme de la caverne, ou les escarpements plein de rats, quelques faux-raccords de montage aussi distillés par Scorsese (le verre d’eau qui disparaît pendant les interrogatoires des patients) ….
Seule la tempête qui va sévir sur l’île restera le seul véritable élément incontrôlable tant par les protagonistes, que le spectateur. Mais pas par le cinéaste… qui en use et en abuse, fidèle au roman, et à ses souvenirs de cinéphile.
Car tout est annoncé très vite avec cette tempête : le décor est planté dès les premières images de Shutter Island. Le héro et son adjoint accoste sur l’île alors que la nature a déjà commencé à se rebeller, à hurler, à semer la dévastation ; le héro, atteint par de fortes nausées, quelques minutes avant de débarquer, en a déjà senti les conséquences physiques et mentales.
Cette tempête, pendant les deux heures et quelque que dure le film, ne fera qu’empirer, témoin de la dégradation de l’état mental et physique du héro dont elle est, pour tous, la seule expression naturelle et sincère opposée à toute la mise en scène dont il va faire l’objet.
Et quelle mise en scène ! Recréer pour un seul homme, tout ses fantasmes, toute l’histoire qu’il s’est créée afin d’appaiser sa souffrance.
Il faut là oublier les salles de thérapie de groupe actuelles et se rappeler que nous sommes au cinéma, dans une fiction plantée dans les années 50s et que l’état de la psychiatrie à cette époque était loin d’être celle pratiquée dans nos pays aujourd’hui. Le script surf donc avec l’histoire médicale, opposant les traitements de chocs largement utilisés alors (ECTs-électrochocs, lobotomies à la chaîne, doses massive de calmants) incarnés par le Dr. Naering/Max VonSydow à l’approche psychothérapique et analytique préférée par les Dr. Cawley/Ben Kingsley et Sheehan/Mark Ruffalo.
Le film confronte – certes assez radicalement – deux modes de prise en charge qui servent l’histoire et le délire du héro, mais n’en reste pas moins des témoins de la psychiatrie de l’époque. Opposition neurologie / psychologie.
J’ai trouvé que le film rendait hommage aux efforts faits par certains soignants qui tentaient un ultime pari pour « sauver » un patient des thérapies extrêmes (Neurochir/ Pharmaco datant d’avant les neuroleptiques actuels). Plein de détails foisonnent au cours du film dans ce sens (mais il faut le revoir une deuxième fois) : des regards entre Ruffalo et Kingsley, entre des gardes lors de leurs interrogatoires, des soignants rassurant les patients effrayés par les réactions agressives du héro, des gardes armés faisant semblant de chercher la patiente disparue sur les rochers etc. même si, vu avec nos yeux contemporains, recréer un monde fantasmé à ce point n’est pas la plus réaliste et efficace des thérapeutiques. Mais laissons ce point de côté ! On est au cinéma. On est en face d’un écran.
Un des éléments permanents et essentiels du film (élément « bâteau » s’il en est, pardon !) est l’eau ! Et elle se déverse sur le héro tout au long du film : la tempête qui sévit autour de lui, l’eau qui l’effraie mais qu’il affronte, la douche prise après la visite de la zone « C » et des falaises, l’assassinat par noyade de ses enfants, l’inutile revolver braqué sur Cawley… se révélant un jouet de gosse rempli d’eau…
Le film et le roman embrassent un tas de détails du passé dont on pourrait dire qu’ils forment l’ anammnèse et le profil clinique d’un dossier patient actuel : le stress post-traumatique (le héro est un ancien GI ayant libéré le camp de Dachau et ayant exécuté sans procès tous les gardes du camp), l’alcoolisme (consécutif au trauma de guerre), les problèmes de couple (sa femme est montrée comme instable – bipolaire ?, suicidaire, puis mère-infanticide de leurs trois enfants), le passage à l’acte très violent (le meurtre de sa femme) puis le déni à travers le délire total comme mécanisme de défence. Le script de Shutter Island a par contre laissé de côté les rapports père-fils conflictuels abordés par Lehane dans son roman.
Mais nous voilà déjà avec suffisamment de matériel !
Shutter Island est d’après moi un film qui marquera son temps dans l’anthologie des films consacrés à la santé mentale ; il adopte certes, les ficelles maintenant connues des films à « twist » qui ont surpris comme le « 6ème Sens » ou plus récemment « Gone baby gone » (autre roman de Lehane transposé au ciné par Ben Affleck) mais il arrive à nous faire quitter la salle de cinéma avec un sentiment de doute, de désorientation, et de satisfaction d’avoir vu un film qui ne se prévalait pas de donner des certitudes ou des jugements, mais juste de montrer notre impossibilité parfois à nous confronter à la douleur extrême. Juste une nuance…très importante.
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First of all, this is NOT a movie review, and even less a Scorsese’ films movie review because I’ve a lot of respect about the Maestro’s aficionados and their forensic thesis on the man and his work, that I would not dare to confront myself to their accurate knowledge. I’m just a basic fan and supporter of his work.
[Script summary + trailer]
I saw the film after having read twice Lehane’s novel, about a year ago. I was then, completely “free”, to let me get involved in the film created by Scorsese.
Though he doesn’t admit it in interviews, Scorsese deliberately sends us on the coach, through a 100% psychoanalytic journey and he does it through : his general directing (very heavy to wear by moment), his art choices (set decoration, special effects, hard to stand hammering music – allusion to the hero’s migraine ?), his acting direction (he dissects his hero sadistically), the rhythm of the film (that some may have found too slow) and his tributes to previous film makers like Hitchcock or Litvak.
Yes indeed, everything is done in the movie to unbalance, to make the public doubts, to make it become a sort of double of the hero that we follow the nerve-racking quest not even inside the psychiatric wards but also in his own personal cells. Reality very soon becomes ambigous : the impossible escape of Rachel Solando, patient 67 whose existence is denied by everyone, patients and staff, the neo-nazis experiments led in the lighthouse, the anti-communist conspiracy etc… All these elements look like clues… so obvious… but too obvious to swallow for the hero as for the public. Well, that’s the purpose of the film !
Everything is too BIG too obvious in Shutter island, the false clues, the psychotic labyrinthic architecture where the hero is chasing the criminal ; his sudden sliding into loneliness and discovering of the island through « the woman in the cave », or the cliffs invaded by rats, some false screen effects made by Scorsese, the patient with a disappearing glass of water…
The storm will remain the only uncontrolable element, uncontrolable by the audience and the protagonists ; but not by the director… who uses it, overuses it, not only because it’s trusting the novel but also because it’s a memory of his love for cinema.
Everything is announced with that storm which is about to devastate the country. The play is about to begin and that’s what the hero’s body, while he’s still on the ferry, is desperately living above the toilet.
The storm will go on and on, keep hurting during the two hours of the film… witness of the mental and physical deterioration of the hero, becoming the only natural expression of a play he’s gonna be the leading character of…
And what a play ! Re-create for one single man a perfect delusion of his, he’s been created to alleviate his suffering…
Forget the nowadays group therapy rooms when you’re watching SI and just remember that we’re watching a movie, a story placed in the 50s, when the psychiatry that was practiced then is far away from what we know today in our western countries. Nevertheless, SI’s script surfs with medical history opposing heavy treatments (like ECT, chain lobotomies) personified by Naehring (Von Sydow) to psychotherapy analytic approach prefered by Dr. Cawley (Kingsley) and Sheehan (Ruffalo)
The film compares, pretty hardly, two therapeutic schools which serves the cinematic narration and the hero’s delusions, the opposition (at that time) between neurology (biological sciences) and psychology (psychotherapeutic concepts)
I thought that the film paid a large tribute to the carers who dared to attempt an ultimate try to “save” a patient from the extreme therapies (neurosurgery) that were the main guidelines in that time. Full of little details in the film (if you re-see it) demonstrate it : Chuck/Sheehan glances at Cawley, arms-hands touching Teddy to reassure him, protecting scared patients from the violent reactions of Teddy during questionning, army guards looking like bored searching the escaped patient in the rocks etc. All the protagonists of the film wants to re-create a world … that’s not the most efficient and realistic therapy. But well. No debate needed. This is cinema.
One of the essential and permanent element in the film is water… And that could easily become a cliché as far as psychoanalysis is concerned. Nevertheless it’s a complete part of the hero’s curse… his waterphobia related to his father (not evoked in the film), his stomach ache on the ferry, his showering after visit to Ward C and the cliffs, his children’ murder in the lake, the useless water gun pointed out to Cawley at the lighthouse
Well… ouch… with all those elements, you may think you’re reading a patient record ! True. The PTSD with a veteran who shot german soldiers without trial while liberating the living and the dead of the Dachau camp, the alcoholic marshall he became afterwards, the husband who saw his bipolar (?) wife killing their children, then the husband who killed her, and then the deny, the defense mechanisms… we’ve got a bunch to eat !
I’ve re-seen the film since my first post (in french) here, and It confirms me that it’s one of the most fantastic film ever made about mental illness, and the representation we can have about it. Of course it uses, the now known strings of the “twist” film. It makes us re-live, in its construction, the atmosphere of the Noir genre, but above all, it makes us leave the theatre with an ambigous feeling of doubt and satisfaction; We had seen a film that didn’t pretended to show judgements but only wanted to show our disability sometimes to face and cope with extreme pain. That’s the most important detail.
La RTBF présentait cette semaine un documentaire consacré à une expérience française menée en 2009 visant à démontrer le pouvoir de la Télé-réalité et du jeu, poussé à son extrème, sur la soumission à l’autorité.
Ce documentaire, réalisé par Christophe Nick, detail_le-jeu-de-la-mort-un-docu-fiction-edifiant?id=5024583 réactualisait l’expérience menée par Milgram sur les limites d’obéissance auxquelles pouvaient se confronter deux individus… à savoir : Un candidat était le questionneur, l’autre candidat était le répondeur. Chaque mauvaise réponse permettait au “questionneur” d’infliger au “répondeur” (qui était, on le découvre ensuite, un comédien) une punition allant de 20, 100, à 400 volts en décharge électrique à chaque mauvaise réponse.
Les résultats de l’étude de Milgram, dans les années soixantes, démontraient que 60% du pannel “questionneur” atteignaient les 400 volts de “punition” avant de renoncer. Trente ans après, l’expérience menée par cette équipe française atteingnait les 80%. Un chiffre épouvantable. Sommes-nous tous encore plus devenus des brutes tortionnaires semble questionner ce reportage ? La télévision a-t-elle encore plus éloigné de nous, êtres vivants, notre sens commun ? Mais est-ce réellement le pouvoir de la télé voulait prouver le reportage-fiction.
Apparemment oui, dans 8 cas sur 10. A 80% nous suivrons ce que nous impose nos chefs, qu’ils soient des universitaires estimés, ou des présentateurs télés, nous suivons leurs ordres et nous disculpons de leurs conséquences. Est-ce un fait nouveau ?
Beaucoup de débat sur le sujet, tant dans l’expérience d’origine, que dans cette nouvelle tentative menée en France. Les images récentes, comme celles des années soixantes, sont très dérangeantes, mais ont cette magnifique vertu de poser question. Sommes-nous à ce point une bande de “nase” (pardon pour l’expression)
Belgian TV was airing this week a documentary about reality TV shows. Their option was to prove how Milgram’s experiment at Yale in the 60s was still accurate. They imagined a TV show whose purpose was to eliminate candidates through their degree of obedience – in our case, electric shocks he had to give to another player for any false response.
The report of their experiment was far away any expectation. 80% of the players reached the limit. They sent more than 400 volts to a “victim” because he didn’t reply to their question. Some participants expressed doubts, fears, compassion, but in general you can see that the TV medium and above all if you have someone exonerating you, … it remains easy to feel innocent
Voici un court-métrage d’animation que j’ai découvert grâce à Benoit Majerus, merci à lui.
Le film est en français avec sous-titres anglais.
Une petite perle !
Here’s an animated short-film I discovered thanks to Benoit Majerus, thanks again !
The film is in french, with english subtitles.
A litle gem !
I’ve decided to make this blog a little more… internationally available, particularly to some friends… So I will try now for each article posted here, to make a little translation at the end of the post…(links will remain the same). Sorry for my hesitating english sometimes, but as this blog is devoted to Cinema, and as Cinema is a universal language, moving images and those who make images moving will, for sure, forgive my linguistic hesitations and mistakes.