La BA de The Deer Hunter :
La BA de The Deer Hunter :
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Tagué : Michael Cimino, Robert De Niro, The Deer Hunter
Le numéro de juin 2009 de la revue International Review of Psychiatry consacre un numéro spécial au cinéma tant dans la représentation de la maladie mentale au cinéma que dans sa possible utilisation clinique, à des fins pédagogiques pour les futurs soignants.
Le full-text n’est malheureusement pas encore disponible gratuitement (pas avant quelques mois) mais le sommaire et les abstracts sont toutefois consultables sur le site de l’éditeur :
The couple’s odyssey: Hollywood’s take on love relationships
Matthew Alexander
Pages 183 – 188
Intimate partner violence: What do movies have teach us?
Patricia M. Lenahan
Pages 189 – 199
Hollywood and ECT
Andrew McDonald; Garry Walter
Pages 200 – 206
Portrayal of psychopathy in the movies
Morten Hesse
Pages 207 – 212
Movies as a vehicle to teach addiction medicine
Gavin Cape
Pages 213 – 217
Malayalam cinema and mental health
Koravangattu Valsraj Menon; Gopinath Ranjith
Pages 218 – 223
Mental health in Tamil cinema
R. Mangala; R. Thara
Pages 224 – 228
Chitrachanchala (Pictures of unstable mind): Mental health themes in Kannada cinema
Chillal Guru Prasad; Girish N. Babu; Prabha S. Chandra; Santosh K. Chaturvedi
Pages 229 – 233
Psychoanalysis and the Hindi cinema
Dinesh Bhugra; Susham Gupta
Pages 234 – 240
Caveat actor, Caveat emptor: Some notes on some hazards of Tinseltown teaching
Harvey Roy Greenberg
Diagnosing an American Psycho
Wayne Parry
Pages 281 – 282
Robophobia in IRobot
Ehsan Weidi
Pages 283 – 284
Khantzian’s ‘self-medication hypothesis’ of drug addiction and films by Martin Scorsese
Haran Sivapalan
Pages 285 – 288
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Tagué : Cinema et psychiatrie, International Review of Psychiatry

La représentation de la maladie mentale dans les films continue apparemment à faire débat. Tout récemment sorti, un rapport du psychiatre britannique Peter Byrne, relance les discussions. Selon le rapport de Byrne, le malade mental continue a être présenté, comme au temps du cinéma muet, soit comme un démon soit comme un simple d’esprit, sans aucune nuance intermédiaire. Il argumente notamment sur le dernier Batman, dont le joker, joué par Heath Ledger (Photo), donne une image clownesque de la schizophrénie. Le docteur Byrne soutient actuellement une campagne menée en Grande-Bretagne “Time to Change” qui se bat contre la discrimination envers les malades mentaux.
Pour en savoir plus (C’est en anglais) :
BIG SCREEN MENTAL HEALTH STEREOTYPES \’CRUELLER THAN EVER\’
Heath Ledger’s Joker \’exacerbates stereotypes about mental health\’
Batman takes a bashing over its portrayal of the mentally ill
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Tagué : Batman The Dark Night, Christopher Nolan, Joker, Peter Byrne, Schizophrénie, Time to change
Cachons-nous tous quelque chose ? Notre visage dissimule-t-il des vérités que nous voudrions laisser dormantes et muettes. Quelle est la portée de nos mensonges, de nos omissions volontaires et quelles peuvent en être les conséquences ?
La série, actuellement diffusée sur Be.Tv tente de nous éclairer sur le sujet à travers les enquêtes menées par un psychologue expert en déchiffrage… d’émotions faciales.

Innovante série qui tente de démontrer qu’à travers l’analyse du comportement émotionel d’un sujet, cette fois, axé sur le visage, la gestuelle, les “micro-expressions” faciales permet de résoudre des enquêtes. Le héro est ici, tout comme dans In Treatment / En analyse un professionnel de la psychologie, mais ici pas de but thérapeutique.
L’option de cette série-ci se veut plus axée sur le thriller : le psy et son équipe résolvent des enquêtes civiles ou criminelles. Mais ils ne travaillent pas pour le gouvernement. Ils se font payer, sont indépendants, ce qui sous-entend une plus grande liberté d’action. Le diagnostic pourrait-il être alors faussé car basé sur un résultat ? Les scénaristes s’en sont sortis en misant sur le doute, le personnage principal faisant lui-même l’objet de spéculations de la part de ses collègues.
Innovante et divertissante, la série doit beaucoup à son acteur vedette – Tim Roth - et aussi à ses images insérées de personnalités connues pour leurs mensonges publics avérés : OJ Simpson, Bill Clinton, Elizabeth-II, Nicolas Sarkozy etc. (Tiens ils ont omis les personnalités belges… m’enfin !)
Bref, une belle idée qui donne lieu à une série qui sort des sentiers battus en matière d’expertise psycho-légale et qui peut nous amener (si ça vous démange) à dévisager nos concitoyens d’un peu plus près. Ou à envoyer au diable certains coachs en communication.
Bande-annonce (en anglais)
Tim Roth : Site non-officiel
Plus d’info sur la série : IMDB Lie to Me
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Tagué : Lie to me, Tim Roth
Page Moralobofix créée
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Tagué : Chatilliez, De Funes, Deschiens, Mel Brooks, Monty Python, Oury, Splendid
Un film de Jean-Pierre Denis, 2000, mettant en scène Sylvie Testud et Julie-Marie Parmentier, respectivement dans les rôles de Christine et Léa Papin.
Les blessures assassines
Etant en train de lire l’ouvrage de Francis Dupré “La solution du passage à l’acte. Le double crime des soeurs Papin” (Paris, Erès, 1984) consacré, comme le titre l’indique, à cette célèbre affaire criminelle qui fit les gros titres de la presse française début des années 30, je me suis demandée ce qu’il en était de ce film, que j’ai vu voilà plusieurs années, et qui une fois de plus met en balance la criminalité et la santé mentale.
D’abord le contexte…Années 30s… Le Mans, petite ville bourgeoise de France. Deux employées de maison (bonnes) tranquilles au service de la famille Lancellin depuis 7 ans, tuent sauvagement et sans raison apparente leurs employeurs (la mère et la fille) et attendent ensuite patiemment l’arrivée des gendarmes. D’emblée elles avouent leur crime, Christine Papin prenant sur elle d’être la meneuse de la boucherie, sa jeune soeur Léa n’ayant été qu’une complice obéissant à ses ordres.
Le crime des Soeurs Papin a fait l’objet de bien des débats judiciaires, médicaux et psychiatriques à l’époque, la partie plaignante ayant réussi à faire entendre ses voix (via des experts psychiatres et judiciaires) qui ont finalement conduit les soeurs a être reconnues responsables et condamnées pour Christine à la peine de mort et pour Léa à 10 ans de travaux forcés. Le contexte social, l’histoire personnelle de ces jeunes femmes, rapporté par un autre expert-psychiatre non mandaté par le tribunal, n’a apparemment jamais été pris réellement en compte par la cour et les jurés de l’époque. Subsiste des doutes non pas quant à la culpabilité des deux soeurs (elles ont toujours reconnu leurs crimes) , mais quant à leur état mental au moment des faits.
Christine fut condamnée à mort puis graciée pour une peine à perpétuité, et mourrut en hôpital psychiatrique quatre ans après la tragédie. Léa retourna auprès de sa mère après dix ans de prison.
Le film de Jean-Pierre Denis s’attarde sur la condition sociale, et les relations maternelles et fraternelles que les deux soeurs ont entretenus non seulement entre elles, mais avec leur mère et leur patronne, une partie négligée lors du procès, si l’on s’en réfère au livre de Dupré. C’est l’option choisie par le cinéaste.
Clic sur le lien pour voir la BA : BA/Trailer
Différents avis et points de vue :
http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C5%93urs_Papin
http://www.psychologies.com/Planete/Societe/Articles/Les-saeurs-Papin-de-la-paranoia-au-crime
http://www.berlinale.de/external/en/filmarchiv/doku_pdf/20012178.pdf
http://www.association-freudienne.be/documents/Dedifferentesmanieres_000.pdf
(Etc…)

Leur cas semble toujours faire débat.
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Tagué : Crime, Homicide, Jean-Pierre Denis, Les blessures assassines, Soeurs Papin, Sylvie Testud
Bibliography updated.
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Une autre illustration (télévisuelle) du stéréotype du “savant-fou”… la série Fringe (nouvellement diffusée sur la chaine belge La Deux). Production de JJ Abrams à qui l’on doit Lost, Alias ou encore Cloverfield…

Elle met en scène, dans la lignée de la série X-Files, une agent du FBI confrontée à des phénomènes para-normaux et qui grâce à l’aide, notamment, d’un scientifique, le Docteur Walter Bishop, génie interné pendant 15 ans pour troubles mentaux sévères, va tenter de percer le mystère de ce qui semble bien être une conspiration mondiale.
Le thème n’est pas nouveau, les protagonistes non plus, et la dramaturgie suit un cours assez convenu si ce n’est le rôle récurrent de ce scientifique à labiographie sévèrement psychotique (interprété par l’excellent acteur australien John Noble ) qui ajoute à la série une dimension intéressante : l’intervention bénéfique de la folie dans la résolution de problèmes auxquels même les gens les plus avertis (du FBI !) ne peuvent faire face. Tout cela passant à travers la relation conflictuelle entre ce savant et son fils, et sa relation affective avec une autorité rebelle incarnée par l’agent (féminine) du Bureau d’Investigation.
Une série à voir cependant et agréablement addictive…
La bande-annonce (en anglais)
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Tagué : Fringe, John Noble
Adapté d’une oeuvre de Denis Lehane, dont les romans Mystic River et Gone Baby Gone ont déjà inspiré au cinéma respectivement Clint Eastwood et Ben Affleck , ce film – qui ne sortira que dans quelques mois en Belgique – plante son décor et son récit dans l’univers asilaire du milieu du 20è siècle, avec ses patients, ses soignants mystérieux, ses cellules et ses ombres !
Martin Scorsese se frotte pour la première fois (ou peut-être la seconde – si l’on se réfère à son remake de Cape Fear/Les nerfs à vif ) au film de “genre”… en l’occurence au “film noir” as they say in english et aussi en français, qui mélange thriller, mystère, action.
Shutter Island conte l’histoire de deux marshalls dans les années 50, envoyés sur l’île de Shutter Island, ancienne forteresse datant de la guerre de sécession et transformée depuis en asile psychiatrique pour malades mentaux criminels, afin d’y retrouver une criminelle mystérieusement disparue.


Voici la première bande-annonce (en anglais) de ce film, qui donne déjà un aperçu de la représentation de la maladie mentale, de l’enfermement et de la crainte que cela inspirait à cette époque, magnifiquement filmé et orchestré par un metteur en scène passé maître dans l’observation de l’âme humaine.
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Tagué : Hopital psychiatrique, Martin Scorsese, Leonardo DiCaprio, Shutter Island, Denis Lehane, Mystic River, Gone Baby Gone, Cape Fear, Les nerfs à vif, Clint Eastwood, Ben Affleck, Asile, prison, Marc Ruffalo
Demain, 1er mai 2009, ce blog aura 1 an… J’ai tenu le coup, passé le cap des 6 mois fatidiques (durée de vie moyenne des millions de blogs qui se créent sur le web). Merci à tout ceux qui s’y intéressent, vos visites discrètes m’encouragent à continuer malgré le manque de temps et l’irrégularité de mes posts, merci pour vos suggestions et votre fidélité. Amicalement.

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Les circonstances de la vie ou les actualités font qu’à un moment donné le cinéma vous rappelle qu’il s’est intéressé à tel ou tel sujet de société et a tenté d’en transmettre les émotions.

L’Alzheimer, maladie cruelle tant dans son pronostic d’incurabilité que dans les mystères controversés de ses origines, a fait l’objet, ces dernières années, de diverses tentatives de représentation allant du récit biographique (Iris) au polar (De Zaak Alzheimer’s , Cortex) en passant par une approche plus intime (Away from her).
Le premier film qui m’a marqué fut IRIS, en 2001, réalisé par Richard Eyre avec Judy Dench, Jim Broadbent et Kate Winslet.
Je ne connaissais pas du tout la romancière anglaise Iris Murdoch ni son oeuvre, ni qu’elle mourut de l’Alzheimer à 79 ans avant de découvrir ce film. Le film , usant d’allers et de retours, entre la jeune femme, créative, indépendante et novatrice, intellectuelle de haut vol, et la femme d’âge mur, auteur reconnu, saisissant parfaitement la détérioration mentale vers laquelle elle s’achemine inexorablement est un touchant portrait de la lutte d’une femme (et d’un couple) contre la maladie.
Cet extrait en est une illustration :
La BA Internationale Bande-annonce internationale
Plus récemment, le film de Sarah Polley en 2006, AWAY FROM HER

avec Julie Christie, mettant en scène l’histoire d’un couple (Comme pour IRIS) affrontant la maladie et tentant de s’adapter aux bouleversements qui s’en suivent, me ramenait à des choix essentiels, et à l’acceptation :
Dans ces deux films (nord-américains) cependant, on peut percevoir comme une vision un peu altérée, si ce n’est élitiste de la représentation de la maladie et de son environnement; Ils réunissent des personnes venant de milieux privilégiés, avec des parents, des conjoints plutôt compatissants, comprenant la maladie, ayant tout au moins un un accès intellectuel vers elle. Une vision assez cinématographiquement idéale au final.
Le cinéma européen à travers deux autres films porte un regard un peu plus plus décalé sur cette maladie. La maladie existe mais n’est pas une fin en soi; Le malade, l’individu, sa personnalité, reste jusqu’à la fin prépondérente, s’illustrant non plus en tant que personne malade mais en tant que personne continuant à agir, doutant, prenant parti dans la solitude de sa maladie… ; le contexte dramatique de l’action choisie dans ces deux films est l’univers du polar, à travers ce film belge (2003) de Erik Van Looy, De Zaak Alzheimer ou Cortex de Nicolas Boukhrief (2008)
Ces deux derniers films arpentent évidemment le même thème… la mémoire et la perte de cette mémoire. Ils la replace, contrairement aux deux autres films nord-américains, dans un contexte plus basique, plus tribal, plus violent et désespéré parfois… La lutte organique et éternellle contre le Mal(adie), moteur fondamental et fédérateur de toute société humaine. La maladie sort du noyau clos des proches et se frotte à la société, non plus comme une plaie mais comme une anomalie sacrée ayant sa place, et nous permettant de continuer à voir… Prisme ? Grââl ? A chacun son analyse.
De Zaak Alzheimer : De Zaak Alzheimer
La BA internationale :
Dans le même ordre d’idée, Cortex amène André Dussolier à lutter et à probablement trouver un sens à sa maladie en affrontant de l’intérieur d’une maison de soins un tueur en série.
La MEMOIRE est un thème qui a fait les beaux jours du cinéma, depuis Rosebud dans Citizen Kane, jusqu’à Memento de Chris Nolan. Et il y en a bien d’autres…
En attendant, en souvenir de ces deux films :
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Tagué : Andre Dussolier, Away from her, Christopher Nolan, Citizen Kane, Cortex, De Zaak Alzheimer, Decleir Jan, Erik Van Looy, IRIS, Iris Murdoch, Jim Broadbent, Julie Christie, Kate Winslet, Maladie d'Alzheimer, Mémoire, Memento, Memory, Nicolas Boukhrief, Nolan Christopher, Orson Welles, Richard Eyre, Rosebud, Sarah Polley, Van Looy Eric
“The Snake Pit” de Anatole Litvak (1948)
“Away from Her (Loin d’elle) ” de Sarah Polley (2006)

La représentation de “l’infirmier psy” au cinéma (NB : J’emploierai pour des raisons de simplification le terme “infirmier” au masculin) connait un peu le même destin que celui du psychiatre, souvent réduit à des rôles de détenteur du POUVOIR tantôt gardien de prison sadique et sans coeur, ou a contrario, de figure angélique maternelle/paternelle peu nuancée dans ses intentions.
Le rôle thérapeutique de l’infirmier et la relation qu’il a avec les patients est quasi toujours limitée dans ces films à “l’enceinte” de l’hôpital psychiatrique, aux murs, à des actes infirmiers connus et agréés du grand public, (comme la prise de médicaments, les injections, la tenue rigoureuse du dossier) et à des relations très stéréotypées (contention forcée, règles institutionnelles). Bref, peu de nuance sont données aux profanes, du rôle réel de l’infirmier psychiatrique dans la prise en charge, souvent complexe, des malades mentaux.
Tout comme pour les médecins psychiatre, le cinéma contribue à la survie de certains clichés, parce qu’ils servent la dramaturgie d’un film d’une part, qu’ils cotoient une certaine réalité parfois, mais peut-être aussi, d’autre part, parce que tout ce qui touche au monde de la psychiatrie reste un domaine sensible et lointain (terre inconnue) pour le grand public.
Les faits divers récents survenus en Belgique (Dendermonde, Geneviève Lhermitte) alimentent la polémique et donc le doute du grand public sur la capacité de ces soignants à agir et à “protéger” la société. Vaste débat, tant on sait que la majorité des patients qui partagent notre quotidien sont innofensifs, mais que l’attention toujours se porte sur des cas isolés et dramatiques.
Le cinéma se devrait-il donc de relayer un message plus positif et explicatif sur ces soignants et tout le travail qu’ils accomplissent quotidiennement ? Sans nul doute…
Mais il reste beaucoup à faire pour démonter tout ces clichés, et ce démantèlement ne peut se faire que par les soignants eux-mêmes… ILS doivent se faire connaître pour expliquer leur travail, leurs difficultés, mais aussi toutes leurs REUSSITES ! Le cinéma et les faits divers n’en parlent guère.
Un article paru voici deux ans dans la revue “International Journal of Psychiatric Nursing” sous la plume de Keri de Carlo, infirmière au St George Mental Hospital, à Sydney, Australie, m’a semblé intéressant à signaler et à illustrer par quelques clips et photos sur ce blog. L’auteure y analyse 19 films américains, sortis entre 1942 et 2005, et qui à des degrés divers présentent les clichés et stéréotypes du travail infirmier en psychiatrie.
L’article source auquel je fais référence est :
DE CARLO Keri
Ogres and angels in the madhouse. Mental health nursing identities in films.
Int J Mental Health Nurs. 2007, 16, 338-48.
Voici quelques uns des 19 films qui illustrent l’article et d’autres que j’ai rajouté:
EVIDEMMENT Un des plus célèbres, ONE FLEW OVER THE CUCKOOS’S NEST… Infimière psy interprétée par LOUISE FLETCHER….
Une autre représentation d’un travail qui incombe principalement aux infirmiers, la mise sous contention : Extrait de “Frances”, basé sur le biopic de la comédienne Frances Farmer et réalisé par Graeme Clifford (1982), actrice Jessica Lange.
L’accueil et les règles… Whoopy Goldberg est l’infimière-chef dans ce film de James Mangold (1999), Girls’s Interrupted (Une vie volée), traitant ici d’une unité de soins pour adolescents.
Pour terminer sur une note plus optimiste, j’ajouterai à la liste de Keri De Carlo, le très joli film de Sarah Polley, sur la maladie d’Alzheimer, Away From Her, qui met un peu en lumière le travail accompli par des infirmiers en psychogériatrie. L’infirmière est interprétée par Deanna Dezmari, pas trop mise en avant dans la B.A. mais si vous voyez le film…
Souhaitons donc que ce métier, soit dorénavant dans la vie réelle… lui aussi récompensé !

(Le patient Jack Nicholson et l’infirmière-chef Louise Fletcher remportent tout deux l’Oscar des meilleures acteurs en 1976 pour Vol Au-dessus d’un nid de coucou de Milos Forman)
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Tagué : Analyse de films, Away from her, Frances, Girl interrupted, Hopital psychiatrique, Infirmier en psychiatrie, Loin d'elle, One flew over the cuckoos' nest, Relation therapeutique, The snake pit, Une vie volée, Vol au-dessus d'un nid de coucous
… Ou quand le film de Peter Weir, The Truman Show, pourrait donner son nom à une nouvelle pathologie psychiatrique…
Quelques articles récemment publiés dans la presse quotidienne font état de ce “nouveau” trouble mental, dont les symptômes seraient étroitement liés aux émissions de télé-réalité qui pullulent sur nos chaînes télévisuelles ces dernières années.
Deux scientifiques ont décidé de se pencher sur ce phénomène (encore limité) et même d’y consacrer une étude depuis 2006.
Le quotidien français “La Voix du Nord” , se faisant le relais des médias nord-américains, leur consacre le 1er décembre dernier un article : http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/actualite/Secteur_France_Monde/2008/12/01/article_le-syndrome-de-truman-intrigue-les-psych.shtml
Alors… forme de paranoïa ? symptôme psychotique ? fantaisie médico-médiatique ? Qu’en dit la littérature scientifique ?
Jusqu’à présent, pas grand chose si ce n’est un commentaire dans le British Journal of Psychiatry, malheureusement pas accessible en ligne gratuitement : ‘Truman’ signs and vulnerability to psychosis
On attendra donc les résultats des recherches du Docteur Gold avec une curiosité (amusée pour ma part) et pour patienter, profitons-en pour revoir cet excellent film dont voici la Bande-Annonce en Français (après la pub), assez cynique finalement.
→ Leave a CommentCatégories : Films · Psychopathologie
Tagué : Délire, Jim Carrey, Paranoïa, Peter Weir, Psychopathologie, Psychose, Schizophrénie, Syndrome de Truman, Truman Show
Elia Kazan, 1951, A Streetcar Named Desire (Un tramway nommé désir)
(Music: Alex North)
West Side Story : J Robbins & R Wise (1961)
(Bernstein & Sondheim, 1957)
Nina Simone chante “Wild is the Wind” dans le film de Sam Mendes “Revolutionary Road” (2009).
(Tiomkin & Washington, 1957)
As Time Goes By... (Herman Hupfeld, 1931) Ingrid Bergman reprend sa chanson dans Casablanca, réalisé par Michael Curtiz en 1942.
Moon River, chanté par Audrey Hepburn, dans Breakfast at Tiffany’s (Diamants sur canapé), Blake Edwards, 1962.
(Mancini & Mercer, 1961)
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Tagué : Audrey Hepburn, Breakfast at Tiffany's, Casablanca, Elia Kazan, Ingrid Bergman, Kate Winslet, Leonardo DiCaprio, Marlon Brando, Moon river, Nathalie Wood, Revolutionary Road, Robert Wise, Sam Mendes, StreetCar named Desire, Tramway nommé Désire, West Side Story
Un film dont je viens d’entendre parler, mais… que je n’ai pas vu. Quelqu’un ici l’a vu ?
Il dépeint l’univers d’un hôpital psy plongé au coeur de la guerre de Tchétchénie, actualité récente et brûlante, et qui pourrait renvoyer à la question : en temps de guerre, qu’advient-il de ces espaces clos et “protégés” que sont les institutions psychiatriques ? On pense aux nombreux ouvrages consacrés à l’abandon de ces patients institutionalisés, voire aux systèmes de santé ayant participé à leur extermination.
Mais je m’éloigne du film de Konchalovsky qui semble plutôt vouloir éviter de donner des leçons de morale, mais préfère déplacer le drame (au sens scénaristique du terme) vers une photographie surréaliste et décalée de ces patients, qui, à cause de la guerre, peuvent laisser libre cours à leurs fantasmes. Ici, notamment, une jeune femme passionnée par le chanteur Bryan Adams.
A voir ? Ca m’intrigue…
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Tagué : Andrei Konchalovsky, Guerre, Hopital psychiatrique, House of fools, La maison de fous